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Notes

Une intuition préalable.
Au milieu des choses.
Sans origine nommée.
Un rapport au réel toujours incomplet.

Une mémoire qui aurait perdu son histoire.

Cela ne pourrait être rien.
La folie du doute.
Un regard jamais totalement conscient de lui même.

Des cadres dans des cadres, comme une nécessité de contenir, ou de voir pour comprendre.
Des fenêtres pour ouvrir à la fois sur l’extérieur et sur l’intérieur.
D’un côté, des éléments qui structurent ou soutiennent, et de l’autre, des éléments qui enferment ou isolent.
Se couvrir et s'exposer.

Des éléments qui s'étirent, qui s'élèvent, telles des résonances.
Comme une volonté d'éclatement, de rentrer en contact.
Et cette ombre a une intensité d'être, une solidité sur ses appuis.
Une main tendue, déguisée en retrait du monde.

Faire signe.
Le choc inexplicable d'une connexion, sans pouvoir donner d'explication.
Un va-et-vient éternel, entre soi et le monde.

L'intérieur n'est jamais complètement intérieur, il passe constamment par le monde.

​Être exposé à ce que l'on ne maîtrise pas.

Les cadres ressemblent à des affirmations, à des prises de position radicales.
Rejeter une identité visuelle stable.
Défini par opposition.
Les antagonistes sont-ils nécessaires pour se situer ? Provisoirement ?

La retenue comme intensité.
Des motifs fragmentaires, l'impression de se « murer ».
Ne pas tout montrer : construire par omission.
Un sujet qui ne se donne jamais entièrement mais par morceaux.
Certaines images ne sont pas faites pour être vues de face.
Comment minimiser le risque d'être compris ?
Bloquer le sens.
Compléter mentalement.
Les retours incomplets, les zones floues.

Des espaces vulnérables, parfois en train de se dissoudre.
Créer des espaces fictionnels.
Ce qui nous regarde en retour.
Des signes de superficialité comme vecteurs du profond.
Cette beauté qui enrobe le néant.
Arrêterai-je un jour ce côté esthétisant, ces couches artificielles ?

Fait de mémoire.
Ce que le souvenir a transformé.
Figer ce qui est déjà figé.
Ces souvenirs qui sont déjà des fictions.
Le passé est plastique, négociable ?

Comme si rien ne semblait tout à fait vrai.
Ce qui n'a jamais été pleinement présent, ce qui aurait pu être, ou ce qui a été, sans qu'on l'ait su.
Revenir là où rien ne s’est passé.
Il n'y avait rien à voir.
Ces couches de temps qui s'empilent.
Méconnaitre sa propre méconnaissance.

"Se regarder voir" (Merleau-Ponty).
Voir si quelque chose de soi peut tenir dans une forme.

Il faut une image très construite pour rendre sensible quelque chose qui ne l'est pas.
Quelles dimensions donner aux images ?
Laisser une structure communicable.
Composer quelque chose, de préférence de manière incorrecte.
Une expansion défensive : multiplier les fronts.
Par glissements successifs.

Se laisser porter par un processus non véritablement contrôlé.
Chaque travail a continué d’évoluer au contact des autres, et inversement.

Tous semblent répondre, implacablement, aux mêmes règles.
Un début de souveraineté.
Le sentiment d'avoir compris quelque chose, quelque part.
Tout n’est-il que comparaison ?

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